vendredi 26 septembre 2008
Chassez le naturel...
Par aélis, vendredi 26 septembre 2008 à 23:11 :: La Coloc MTL
Alors celle là, il faut que je vous la raconte. D'ailleurs, je m'apprête à le faire. Car figurez-vous qu'il y a eu du changement à la coloc en folie. Si si. Bien contente d'avoir pris un peu de distance avec cette maison pleine de vie, me voilà de retour en plein dedans et très franchement, c'est absolument divertissant :) Arrivée vendredi soir, en plein décalage horaire, j'avais un peu de mal à faire les derniers mètres. Premier petit désagrément, Pierre avait changé le digicode de la porte...mais sans m'en informer. Bon ok, pas de soucis, Eric était là, j'ai donc pu entrer et déposer mes bagages dans ma chambre, heureusement libre. Enfin une chose de faite. Le premier changement que j'ai noté c'est que le père de Pierre n'était plus dans la maison, mais qu'il a déménagé dans la maison voisine. Deuxième changement, le jardin est devenu un champ de bataille où on dirait qu'une tornade très localisée s'est évertuée à détruire notre palissade... Après moultes questions, on a finit par me dire que le propriétaire s'était pris la tête avec Pierre et qu'il avait décidé de lui en faire bavé en lui pétant toutes ses installations...Home sweet home, je suis bien de retour, n'en doutons plus. Troisième changement et pas des moindres, nous avons une nouvelle coloc : Claire, 20 ans de Paris...mais qui n'était pas là le weekend de mon arrivée. Alexandre, quant à lui, s'était barré sans dire au revoir...je crois qu'il a pas trop apprécié son séjour ici et honnêtement, je peux comprendre certaines de ses raisons ;) Mais quoi qu'il en soit, toutes ces petites découvertes à l'arrivée n'étaient rien en comparaison de la suite.
Car samedi soir, le lendemain donc, je revenais du cinéma avec Magali, fatiguée comme jamais, je décide d'aller me coucher vers 23h30. C'est alors que vers 2h du matin j'entends du bruit dans la maison, les coloc étaient en train de discuter dans le couloir... bon, je reste calme, trop fatiguée pour me lever. Sauf qu'une demie-heure plus tard, j'entends (tenez-vous bien) l'aspirateur qui s'allume avec des grands cris et de grands rires qui résonnaient partout. J'en revenais pas, "mais bordel, c'est pas vrai qu'ils vont passer l'aspirateur à 2h30 du matin ?" Dans ces cas là on sort pour comprendre et au besoin pousser une bonne gueulante, la tête dans le c** bien souvent. C'est en sortant que j'ai commencé moi aussi à rire, en voyant tous mes colocs entassés à l'entrée de la maison dans un bazar sans nom. En m'approchant, je remarque Magali et Marie-Eve (la copine de Jay) en pyjama en train de regarder de loin Jay, qui lui se tenait derrière une barricade de fortune faite avec le bac à recyclage et le meuble de l'entrée pour boucher l'accès au salon.... "gnni ? c'est quoi ce délire?". Rapide briefing de Magali pour comprendre qu'il y avait une souris dans la maison et qu'on assistait là ni plus ni moins au plan d'urgence anti-souris de la coloc en folie. Et l'aspirateur me direz-vous ? Oh c'est tout simple, c'était Jay, posté derrière sa barricade, qui tenait les manches des deux aspirateurs pointés dans le périmètre "à risque" (le salon), pendant que Pierre essayait de rabattre la souris vers les aspirateurs pour...enfin vous voyez. Dès que j'ai compris, j'ai pas pu me retenir de m'écrouler de rire, tellement le tableau était comique. L'entrée était presque dévastée, le placard à chaussure avait été vidé pour y trouver l'intruse qui avait finalement réussi à s'enfuir en se cachant dans une chaussure que Pierre avait fait voler sur Magali en cherchant hativenant le petit rongeur. Grand cri d'effroi pour Magali qui vit la souris atterrir droit sur elle et un vol plané certainement mémorable pour la bestiole, si tant est qu'il soit possible de s'en rappeler de mémoire de souris. Jusque là on croit avoir tout vu. Détrompez-vous, car à peine 10 minutes plus tard, alors que le salon ne ressemblait plus qu'à un vide grenier, la lumière s'est tout bonnement éteinte, résultat d'une surtension des fusibles du à l'usage simultané des deux aspirateurs de la maison. (On comprend maintenant pourquoi le ménage laisse à désirer dans cette humble demeure). Une catastrophe n'arrivant jamais seule, ce fut au moment précis où toute lumière fut bannie de notre salon que Pierre s'écria "Oh non, je l'avais presque, je crois que je l'ai touchée", ce à quoi s'ajouta une succession de bruits sourds indiquant clairement qu'il frappait de ton poids sur le tapis dans lequel notre amie souris vivait ses dernières heures. Croyez-bien que dans le noir, nous ne pûmes qu'imaginer les terribles souffrances de la pauvre bête et pester tant qu'on pouvait n'y changeait rien, on y voyait goutte pour faire quoi que ce soit.
Finalement, l'immonde bestiole qui s'était introduite tel un monstre hideux et vorace, ne nous causa plus d'ennuis passé 3h30 du matin. Néanmoins, le salon étant dévasté et la situation de crise nous ayant bien mis dans une ambiance joviale et d'humeur taquine, nous avons passé de nombreuses minutes à rire et à nous remettre de cet épisode insolite que je ne suis pas prête d'oublier. Ce fut ici mon premier plan vigi-souris et je pressens qu'il y en aura d'autres d'après les bruits étrangement familiers que j'entends parfois le soir dans les cloisons de la maison. Quoi qu'il en soit, la vie est telle que je l'avais laissée en partant et ce fut vraiment un moment mémorable pour tout le monde. Finalement on s'est couché à 4h et comme on dit dans un dialecte bien connu : on s'est quand même bien marré !




